Gérard Lebègue, le président d’Agéa sénior, l’union nationale des amicales des agents généraux d’assurance retraités, monte au créneau. Dans un courrier adressé aux présidents de compagnies, il exhorte les mandantes à ne pas abandonner leur financement du régime de retraite complémentaire des agents généraux. 

« Les récentes discussions entre Agéa et la FFA au sujet de la contribution des compagnies d’assurance au régime complémentaire des agents généraux, géré par la Cavamac (ndlr : la caisse de retraite des agents généraux), n’ont pas manqué d’inquiéter Agéa sénior ».

C’est par cette phrase que commence le courrier adressé aux présidents et directeurs généraux des compagnies d’assurance par Gérard Lebègue, président d’agéa sénior, l’union nationale des amicales des agents généraux d’assurance retraités. Ce dernier se désole de la décision de la FFA de remettre en cause le modèle du co-financement des compagnies au régime de retraite complémentaire des agents généraux.

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Emotion et colère

« L’émotion des agents généraux retraités est grande et leur colère particulièrement vive. En effet, la menace qui pèse sur leurs ressources est tangible et pourrait amputer leurs pensions d’un quart à un tiers », souligne Gérard Lebègue. Il rappelle dans sa lettre, qu’au 31 décembre 2019, il y avait 28 432 pensionnés soit 19 434 agents retraités et 8 998 conjoints d’agents bénéficiaires d’une pension de réversion. « La pension moyenne d’un retraité, principale source de ses revenus, ayant eu une carrière d’agent général supérieure à 20 ans s’élève à 1 446 € par mois. La pension moyenne d’une veuve d’un agent ayant eu une carrière supérieure à 20 ans est de 867,58 € par mois », souligne le président d’Agéa sénior.

Dans le modèle actuel, le taux de cotisation au régime complémentaire des agents généraux est de 8,16% : l’agent général règle 5,16% et sa compagnie mandante prend en charge les 3% restants. « Il est inconcevable et stupide d’envisager qu’un régime de retraite puisse financer ses engagements à un horizon supérieur à 40 ans avec une baisse de plus de 36 % des cotisations (…) La suppression totale de la contribution des compagnies conduirait à une baisse de 33 % des droits à la retraite. Comment est-il possible d’évoquer cette option ? », s’interroge Gérard Lebègue.

Mise en garde

Le président d’Agéa sénior exhorte ainsi les présidents de compagnies à renoncer à cette décision. Il leur demande également d’expliquer les mesures qu’ils envisagent de prendre pour que les agents généraux retraités ne subissent pas les conséquences de la mesure annoncée par la FFA. « Il ne peut y avoir de neutralité de votre part : soit vous êtes contre la thèse de votre fédération et vous défendez votre réseau d’agents généraux, soit vous êtes partisan-solidaire de votre fédération et vous en assumerez toutes les conséquences, tant à l’égard de la collectivité qu’à l’égard de chacun des titulaires des droits concernés », met en garde Gérard Lebègue.

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Agents généraux : en colère, les retraités interpellent les compagnies – L’Argus de l’Assurance