Publié le 22 déc. 2021 à 11:01Mis à jour le 22 déc. 2021 à 16:35

Les patrons de start-up ne sont pas les seuls à faire briller la French Tech en France et à l’international. Il y a aussi des investisseurs et des personnalités politiques. Huit d’entre eux ont marqué l’année 2021 par leurs changements de postes, leurs investissements ou leur gestion de la crise.

Clara Chappaz, directrice de la French Tech

Clara Chappaz est directrice de la French Tech depuis le 1er novembre 2021.

Clara Chappaz est directrice de la French Tech depuis le 1er novembre 2021.Pierre Mouton

C’est LE nouveau visage de la French Tech. Depuis le 1er novembre 2021, Clara Chappaz est directrice de la Mission French Tech , succédant ainsi à Kat Borlongan. La jeune femme n’est pas inconnue dans l’écosystème puisqu’elle était directrice commerciale de Vestiaire Collective, licorne française et membre du FT120.

Avant de rejoindre la place de marché de seconde main, Clara Chappaz a travaillé aux quatre coins du monde (Royaume-Uni, Thaïlande, Etats-Unis…), principalement dans le monde de l’e-commerce. C’est donc tout naturellement qu’elle va porter le sujet de l’internationalisation des start-up lors de son mandat, en plus de la diversité.

Anecdote : Clara Chappaz est la fille de Pierre Chappaz, cofondateur de Teads, spécialiste de la publicité vidéo.

Cyril Bertrand, Managing Partner d’XAnge

En cette fin d’année 2021, Cyril Bertrand à le sourire. Une des start-up de son portefeuille, la fintech Lydia, est devenue licorne. Ledger, qui a aussi obtenu ce statut en juin dernier, fait partie de ses investissements réussis, aux côtés de Cajoo (livraison de courses) et Skello (RH). Autre fait marquant de cette année folle : de la transparence. Avec ses deux associés, il a dévoilé en fin d’année la performance de ses trois fonds… qui sont évidemment plutôt bonnes.

Anecdote : Le patron de Lydia lui a offert à un Noël « L’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono.

Michel Combes, président de SoftBank International Group

Michel Combes est un vétéran des télécoms.

Michel Combes est un vétéran des télécoms.Stefan FALKE/LAIF-REA

Quel est l’actionnaire commun des start-up Jellysmack, Contentsquare, Swile ou encore Sorare ? Softbank. Le géant japonais a multiplié les investissements dans la French Tech en 2021.

Derrière cette boulimie financière se cache le Français Michel Combes , président de SoftBank International Group depuis 2020. Sa mission ? Gérer tous les investissements du groupe, en dehors du Vision Fund. Mais Michel Combes est aussi bien connu dans le secteur des télécoms. Il a notamment été directeur exécutif de France Télécom, a piloté Alcatel-Lucent (jusqu’à la vente à Nokia) et pris la présidence de Numericable-SFR en 2015.

Anecdote : C’est Masayoshi Son, le patron de Softbank, qui a lui-même recruté Michel Combes.

Alice Albizzati et Elina Berrebi, cofondatrices de Revaia (ex-Gaia Capital)

Le monde du capital-risque manque cruellement de femmes. Comme pour les fondatrices de start-up, les femmes à la tête de fonds d’investissement lèvent moins que leurs homologues masculins.

Quand Alice Albizzati et Elina Berrebi, cofondatrices de Revaia (ex-Gaia Capital), ont bouclé un véhicule de 250 millions d’euros en septembre 2021 , l’annonce n’est pas passée inaperçue. Pour cause, c’est surtout le fonds « VC » européen le plus important levé par des femmes. Les deux trentenaires sont des connaisseuses du secteur : Alice Albizzati est notamment passée par Verlinvest, fonds spécialisé dans les marques grand public, tandis que Elina Berrebi a en partie fait ses armes chez Eurazeo.

Anecdote : Un des modèles d’Alice Albizzati et Elina Berrebi est Mary Meeker, fondatrice de Bond, qui a bouclé deux fonds pour un total de 3,3 milliards de dollars.

Nicolas Julia, directeur général de Sorare

Avant de cofonder Sorare, Nicolas Julia était déjà dans le milieu de la blockchain.

Avant de cofonder Sorare, Nicolas Julia était déjà dans le milieu de la blockchain.Sorare

Il y a encore quelques mois, Nicolas Julia était seulement connu dans le petit monde des cryptomonnaies. Le patron de Sorare, la start-up qui mêle « fantasy football » et cartes digitales à collectionner, enchaîne les interviews en France et ailleurs depuis l’annonce de sa levée de fonds de 680 millions de dollars, un record dans la French Tech.

Avant de cofonder Sorare, Nicolas Julia était responsable des opérations chez Stratumn, une start-up française spécialisée dans des applications blockchain pour entreprises. C’est là-bas qu’il a rencontré son cofondateur, beaucoup moins sous les feux des projecteurs, Adrien Montfort.

Anecdote : Nicolas Julia a reçu des dizaines de « non » d’investisseurs et de business angels au début de Sorare… qui s’en mordent les doigts aujourd’hui.

Stanislas Niox-Chateau, directeur général de Doctolib

Dans la tête des Français Doctolib est devenue incontournable pour se faire vacciner. Dans la tête des fondateurs de start-up, Stanislas Niox-Chateau est devenu un modèle . Le cofondateur et PDG de la plateforme de prise de rendez-vous en ligne a bâti un leader français et, il l’espère, bientôt européen.

Avant la grande aventure Doctolib, le trentenaire a co-créé avec Antoine Freysz et Pierre-Edouard Stérin le fonds d’investissement Otium Capital où il a notamment investi dans LaFourchette.com et Balinéa.

Anecdote : Stanislas Niox-Chateau a fait partie des meilleurs espoirs de tennis français mais a dû abandonner ce sport suite à des blessures.

Kat Borlongan, directrice de l’impact chez Contentsquare

Depuis le 1er décembre 2021, Kat Borlongan est directrice de l'impact chez la licorne Contentsquare.

Depuis le 1er décembre 2021, Kat Borlongan est directrice de l’impact chez la licorne Contentsquare.Michele Yong

C’était LE visage de la French Tech, avant que Clara Chappaz lui succède. Après trois années à la direction de la Mission French Tech, Kat Borlongan a eu droit à une pluie d’hommages de la part de l’écosystème mais aussi d’Emmanuel Macron.

Durant son mandat, elle s’est particulièrement impliquée sur la place de la femme dans la tech, l’internationalisation des start-up mais aussi l’impact. C’est pourquoi elle a accepté de rejoindre la licorne Contentsquare en tant que directrice de l’impact en décembre 2021. Depuis novembre 2021, elle est aussi membre du Conseil européen de l’innovation.

Anecdote : Originaire des Philippines, Kat Borlongan a fait une partie de sa scolarité au Japon, avant de s’installer en France à l’âge de 20 ans.

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French Tech : 8 personnalités qui ont marqué l’année 2021 – Les Échos